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Etat des lieux des accidents informatiques
La principale menace informatique qui guette une entreprise
ne vient pas du grand large, mais de l’intérieur. Les collaborateurs
sont à l’origine de plus de la moitié des sinistres informatiques
recensés par une enquête du Clusif (Club de la Sécurité
des Systèmes d’Information français). Dans l’Hexagone, les
pertes engendrées, toutes catégories confondues, atteignaient
2,8 milliards d’euros en 1998, en hausse de 50 % par rapport à
1994. En moyenne, une PME déclare subir une demi-douzaine
de sinistres par an.
Cette menace interne est un avertissement, au moment où les PME commencent tout juste à sapproprier loutil internet, qui les expose à des risques dun type nouveau. Elles ne seraient encore, selon le Clusif, que 12 % à échanger via un extranet avec leurs clients et leurs partenaires. Lorsquelles y viendront, elles devront avoir intégré toutes les parades liées aux risques internes, sous peine de se trouver prises en tenaille, et davoir à affronter le risque informatique, simultanément sur deux fronts.
| Les sinistres informatiques dans les entreprises françaises |
| Causes |
Proportions |
| Erreur dutilisation |
23,9 % |
| Pannes internes |
16,6 % |
| Perte de services essentiels |
13,4 % |
| Infection par virus |
11,5 % |
| Erreurs de conception |
10,7 % |
| Vols |
6,6 % |
| Evénements naturels |
4,6 % |
| Attaque logique ciblées |
1,8 % |
| Accidents physiques |
1,6 % |
| Divulgation |
0,7 % |
| Sabotage physique |
0,6 % |
| Fraudes |
0,4 % |
Source : Clusif - 2001
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Lerreur est humaine
mais coûteuse
Environ un quart des sinistres reconnus par les entreprises provient
d’une erreur d’utilisation. Les erreurs de saisies sont les
plus courantes. Leurs conséquences sont difficiles à chiffrer, ce
phénomène étant considéré comme quotidien, voire “normal”.
D’autres erreurs courantes, proviennent d’une mauvaise maîtrise
d’applications complexes, et relèvent directement d’un
défaut de formation des collaborateurs.
La négligence et la méconnaissance d’internet peuvent
ouvrir une brèche dans le dispositif de sécurité mis en œuvre
par l’entreprise. Un employé peut récupérer un virus et, sans le
vouloir, le diffuser dans toute la société. Dans ce cas, des dysfonctionnements
internes se conjuguent à des menaces de
l’extérieur, provoquant des dégâts difficiles à évaluer
Accidents physiques, dégradations volontaires et vols de matériels sont plus faciles à chiffrer, pour une entreprise. Sans être propres au système informatique, ils ne lépargnent pas et peuvent entraîner des dommages spécifiques : pertes de données, interruption de service, etc.
Dépendance des entreprises à linformatique
selon les secteurs dactivité |
| Secteurs |
Faible |
Modérée |
Forte |
| Transport/Télécom |
7 % |
13 % |
80 % |
| Commerce |
3 % |
22 % |
75 % |
| Services |
6 % |
26 % |
69 % |
| Industrie |
13 % |
35 % |
53 % |
| BTP |
43 % |
43 % |
15 % |
Source : Clusif - 2001
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Les conséquences de ces défaillances dorigines diverses peuvent être graves. La détérioration de ressources informatiques entraîne régulièrement :
des pertes dexploitation directes,
la détérioration de limage de lentreprise. De petits soucis informatiques peuvent se transformer en gros problèmes financiers. Aucune entreprise nest à labri, même si toutes se montrent discrètes sur le sujet, avouant rarement avoir subi de tels préjudices, signes dun manque de vigilance de leur part.
Sauvegardes, mots de passe et anti-virus plébiscités
Pour se protéger de ces menaces, les entreprises s’équipent …
doucement. S’il faut en croire le Clusif, les entreprises circonscrivent
leur protection à trois types d’approches :
• les procédures classiques de sauvegarde de données,
• l’emploi de mots de passe, censés verrouiller l’accès aux ressources
sensibles,
• le recours à des anti-virus.
Mais l’efficacité de ces outils varie, selon la rigueur avec laquelle
on les met en œuvre. Eventés ou mal protégés, les mots de
passe sont d’une très faible utilité. Les logiciels anti-virus ne
sont efficaces que s’ils sont régulièrement mis à jour, pour
prendre en compte les derniers virus connus. Or les entreprises
de plus de 200 salariés ne mettent à jour leur antivirus qu’une
dizaine de fois par an, soit une mise à jour mensuelle (Source :
Clusif). Celles de moins de 200 salariés ne le font que trois fois
par an. Ce qui est largement insuffisant. Pour cette association,
cela pose le problème de la prévention chez les petites et
moyennes entreprises.
La forte évolutivité des risques informatiques est encore mal perçue. Linstallation de pare-feu, encore rare chez les PME, ne sert à rien si celui-ci nest pas configuré correctement.
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